Par-delà les mers, ils ont vogué,
Pour enfin atteindre l’île d’Elf Helm.
Ils abattront les dieux des abysses,
Domineront les vagues, briseront les rochers
Qui s’élèveront contre leur chemin.
Le navire brisé touche une rive lugubre,
Vestige d’un âge ancien et oublié.
Dans ces temps de menaces, les paysans,
Tremblants, scrutent et attendent le combat.
La fille solitaire croise le marin :
Son clan perdu dans les méandres glacés,
Elle pleure une mère effacée par l’oubli,
Et fuit les créatures enragées.
Sur les flots immenses de l’horizon,
L’équipage s’avance en expédition,
Loin des côtes désertes et stériles,
Pourchassé soudain par les fantômes des mers.
Les vingt-sept canons grondent,
Les brigands sombrent dans l’abîme,
Enlacés par les tentacules impies
D’un dieu, monstrueuse aberration.
Le jour fatal s’est levé,
La gueule du monstre menace de les anéantir.
Alors le guerrier et son allié enchanté
Fendent sa chair et le transpercent jusqu’au cœur.
Dans l’abîme éclaté de leur ronde sanglante,
Les sirènes chantent des secrets gardés.
Avec leur fille joyeuse et retrouvée,
Ils bondissent des flots à l’heure de la victoire.